COMMENT SE DÉROULE UNE SÉANCE DE NEUROFEEDBACK ?

Quelque soit le système de rééducation cérébral utilisé, il s’agit d’une interface « Homme-Machine ».

Il existe plusieurs versions de neurofeedback correspondant à des approches différentes qui vous sont présentées ci-dessous.

NEUROFEEDBACK dit « CLASSIQUE » 

RÉHABILITATION – RÉÉDUCATION cérébrale Nouvelle génération :

Cette interface est issue des toutes dernières études à la pointe des neurosciences.

 Il s’agit de rééducation reposant sur la capacité de la personne a apprendre à agir et ainsi entrainer sa propre activité cérébrale.

La réhabilitation visée est une technique d’entrainement visant à moduler une activité spécifique – selon un protocole pré-établi – dans le but de corriger de façon durable un trouble associé :

Stress – Hyperactivité – dépression – Déficit de concentration – Anxiété – Émotivité …

L’activité cérébrale est mesurée avec un système d’électro-encéphalographie (EEG) avec l’aide d’un bonnet et d’un amplificateur.

Il s’agit de contrôler un « serious game » en temps réel.

Pour gagner des points et progresser dans le jeu, la personne apprend à moduler son activité cérébrale (en l’augmentant ou en la diminuant).

Au fil des séances, la modulation devient un automatisme et peu à peu les symptômes sont corrigés.

LE « NEUROFEEDBACK DIT DYNAMIQUE» ou neuroptimal

 

C’est une méthode qui s’intéresse à la variabilité du cerveau, c’est-à-dire aux caractéristiques de ses fluctuations.

 Les créateurs ont utilisé les mathématiques dynamiques, non linéaires, de façon à fournir au cerveau l’information nécessaire sur sa propre activité.

Ce système prend en considération la réception des informations de l’activité cérébrale sur ce qu’elle vient juste d’effectuer et cherche à stabiliser une valeur préférée identifiée en cours de séance.

 Ce qui est mesuré avec les capteurs posés sur le crâne est une activité macroscopique de milliers, voire de millions de neurones.

Plus ceux-ci sont synchronisés à un moment donné sont nombreux, plus l’amplitude du signal est grande.

 L’ajustement s’effectue lorsque trop de neurones sont mobilisés, il y a risque de divergence : un nombre de neurones actifs de plus en plus important signale l’arrivée d’une « turbulence ».

 Chaque fois que ces signaux indiquent la naissance d’une turbulence par une variation brutale d’amplitude, le logiciel interrompt brièvement le déroulement du film ou coupe le son de la musique ou du film.

En effet, le support de rétroaction ou de feedback est le son.

Le rôle de l’interruption est de signaler au cerveau le début de ce processus divergent.

Cette micro-coupure constitue le  feedback qui permet au cerveau de se réguler et d’apprendre ainsi à stabiliser et équilibrer les signaux qui le parcourent

A partir de ces informations, le cerveau, immédiatement, « s’organise » et/ou « se défragmente » lui-même.